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La vallée de Serre Chevalier est aussi communément appelée « vallée de la Guisane », la rivière qui descend les 27 km de la vallée en traversant ses villages et hameaux. L’histoire de la vallée s’est écrite autour de sa rivière, cet « or bleu » qui a contribué à travers les siècles aux activités économiques et aujourd’hui touristiques de Serre Chevalier. Idéale pour la pratique des sports d’eaux vives, l’eau de la Guisane est également utilisée pour les baignades biologiques, mais aussi pour produire de l’électricité utile aux remontées mécaniques. Une incontestable richesse naturelle, qui devient une véritable oasis par temps de canicule !

L’EAU LA VIE

L’histoire de la vallée est profondément liée à celle de la Guisane. Prenant ses sources au Lautaret (dans la réserve naturelle du Combeynot), la Guisane conflue avec la Durance en aval de Briançon. Son nom latin « acque sanae », eaux saines, est devenu progressivement « Aquisana » puis « Guisane ».

L’eau de la Guisane a, depuis les premiers habitants de la vallée, été exploitée dans chaque village pour faire fonctionner les moulins, utilisés pour moudre du grain. Chaque village disposait également d’un four banal, pour ensuite y faire cuire le pain.

Au 18ème siècle, les moulins ont laissé place aux filatures, chapelleries et autres ganteries, notamment dans le vieux village de Villeneuve (La Salle les Alpes). Depuis 1860, la filature de Chantemerle utilise l’énergie hydraulique de la Guisane pour fabriquer tissus et couvertures à partir de laine de moutons.

Depuis le 14ème siècle, l’eau de la Guisane est aussi utilisée pour l’irrigation des terres. Vauban avait d’ailleurs souligné à l’époque l’ingéniosité des Briançonnais, qui « ont su tirer le meilleur profit de leur territoire pourtant sec et aride en créant de nombreux canaux d’irrigation ».

Aujourd’hui, ce sont 120km de canaux qui puisent leur eau dans la Guisane.

La célèbre « Gargouille » de la Cité Vauban de Briançon est le petit cours d’eau qui sillonne la Grande Rue. Depuis le Moyen Âge, cette canalisation prend ses eaux dans la Guisane et est destinée à lutter contre les incendies, à avoir de l’eau à n’importe quel point de la rue, et contribue à maintenir la salubrité de la ville.

EAUX-VIVES : DE L’ADRÉNALINE PURE ET NATURE

Aujourd’hui la Guisane forge le paysage de la vallée, creusant ainsi le sillon d’activités inoubliables. Les sports d’eaux-vives utilisent la nature sans la polluer. Ni graisse de moteur, ni rejet de particules de carbone : un carburant naturel, pour toutes sortes d’engins mus par la force du courant et, quand-même, celle des bras.

La Guisane est ainsi devenue au fil des ans un site de référence parmi les plus connus au monde : rafting, kayak, hydro-speed – la rivière s’offre aux vacanciers à partir de 6 ans.

On y pratique aussi depuis l’an dernier le Packraft, un kayak gonflable ultra-léger que l’on peut transporter facilement dans un sac, pour allier la randonnée à la montée et le kayak à la descente.

Une sortie « descente intégrale de la Guisane » existe : une journée avec 22 km de vélo suivis de 18 km de rafting, depuis le sommet du Galibier jusqu’à Briançon !

L’évènement eaux-vives déjanté de l’été : la Carton River Race le mercredi 27 juillet.

Les participants (à partir de 12 ans) devront construire leur propre embarcation à l’aide de carton et de scotch uniquement, et descendre une portion de la Guisane sans tomber à l’eau !

LES BAIGNADES BIO/BIOTOPES : DES PISCINES NATURELLES POUR SE RAFRAÎCHIR

A mi-chemin entre lac de montagne et piscine, les baignades bio de Serre Chevalier permettent de se relaxer dans une eau totalement saine, issue de la nappe phréatique de la Guisane. Exempte de traitement chimique, l’eau est filtrée par un jardin de plantes et par la pouzzolane, une roche naturelle, dans une démarche écologique respectueuse de la faune et de la flore. L’eau pure des lacs, associée aux infrastructures pratiques d’une piscine (vestiaires, toilettes…) c’est le combo gagnant des deux baignades bio de la vallée ouvertes l’été, l’une à Chantemerle, l’autre à La Salle les Alpes.

Les piscines naturelles sont ouvertes tout l’été dans la vallée : à Chantemerle (du 18 juin au 11 septembre) et à la Salle les Alpes (du 1er juillet au 31 août).

L’EAU DE LA GUISANE POUR FAIRE FONCTIONNER LES REMONTÉES MÉCANIQUES

Le programme énergies renouvelables initié par SCV Domaine Skiable en 2016 se poursuit avec un objectif clair : atteindre 30% d’autoproduction d’ici 2023 etréduire de 50% son empreinte carbone d’ici 2030 grâce à trois technologies de production utilisées simultanément : hydroélectricité, photovoltaïque et petit éolien.

Une première turbine hydroélectrique a été mise en production au printemps 2022. Il s’agit de la première microcentrale sur conduite de neige de culture en France(sur le torrent du Peytavin à Saint Chaffrey, affluent de la Guisane). Production annuelle attendue : 820 MWh/an soit 5,6% de la consommation électrique annuelle du domaine skiable.

Courant 2022, l’installation d’une seconde turbine quatre fois plus puissante sur le torrent du Bez (autre affluent de la Guisane) à la Salle les Alpes est prévue pour une mise en service au printemps 2023. Production annuelle attendue : 3 000 MWh/an soit 20,7 % de la consommation électrique annuelle du domaine skiable.

LES GRANDS BAINS DU MONÊTIER : L’INSTITUTION DE LA VALLÉE

Le village du Monêtier les Bains, d’où sortent les sources d’eau chaude, s’appelait à l’antiquité « sanatio », signifiant « lieu propice à la guérison ». Les romains connaissaient déjà les bienfaits des deux sources d’eau chaude du village du Monêtier les Bains, où l’eau chaude coule toujours dans les canaux.

L’eau de surface s’infiltre dans le sol et se réchauffe au contact d’une structure magmatique souterraine, pour sortir à 44°.

C’est en 2008 que sont édifiés « Les Grands Bains du Monêtier », centre aqualudique de 4500m2 avec bassins intérieurs et extérieurs, dans lesquels on se détend sur fond de montagne et de nature dans une eau naturellement chaude, dont les bienfaits sont associés à un espace soins, une boutique et un restaurant.

Les Grands Bains sont ouverts tous les jours en juillet et août.

LES LACS DE MONTAGNE : RANDONNÉE, ÉVASION ET RESSOURCEMENT

Les lacs naturels de montagne sont souvent la récompense bien méritée après une randonnée. Rafraîchir le bout de ses orteils, déguster son pique-nique au bord de l’eau ou s’assoupir le temps d’un instant, les lacs d’altitude reflétant les sommets environnants offrent un moment unique de détente et de déconnexion en pleine nature.

Voici quelques idées de lacs dans lesquels plonger ses pieds, voire plus pour les courageux !

  • Lac de L’Oule – 2425m, une randonnée facile de 7km A/R depuis le sommet du col du Granon
  • Lac de la Douche – 1901m, idéal pour les familles, 2h30 A/R au départ du Casset
  • Grand Lac – 2282m, une belle randonnée d’environ 4h30 A/R au départ du Lauzet
  • Lac du Combeynot –2555m, longue randonnée (6h A/R au départ du Lauzet) en plein cœur du Parc national des Ecrins, qui permet de voir de nombreux chamois le matin dans les pentes de part et d’autre du sentier.

Pour les moins aventuriers, il est possible de se rafraîchir dans le plan d’eau de la base de loisirs du Pontillas à La Salle les Alpes, ou au plan d’eau du Casset à Monêtier les Bains.